Des dégâts et du retard à la ferme Les Vallons maraîchers
La pluie a causé des dégâts à la ferme Les Vallons maraîchers, à Compton, en fin de semaine. Une rigole s’est créée dans un champ et d’autres sont imbibés d’eau. Au plus fort des précipitations, samedi en fin de journée, le copropriétaire Jacques Blain se tenait debout à la porte de son entrepôt et fixait ses terres, inquiet. Le copropriétaire des Vallons maraîchers, Jacques Blain, est dans le domaine agricole depuis plus de 30 ans. Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine Les bandes de verdure aménagées dans les dernières années pour protéger les champs des glissements de terrain ont permis d’éviter une destruction importante. Quelques champs ont eu de l’érosion, mais on se considère chanceux. J’ai déjà vu pire. Quelques jours seront nécessaires pour déterminer si les semis déjà plantés sont compromis. C'est le temps des asperges à la ferme Les Vallons maraîchers. Lundi, une partie des 24 travailleurs s’affairaient à récolter celles qui ont poussé ce week-end. Les premières sont sorties de terre la semaine dernière avec la chaleur, mais les prochaines récoltes devraient toutefois se faire attendre, car de la pluie et des températures plus fraîches sont prévues. Les travailleurs cueillent les asperges et les déposent dans des bacs, à l'arrière du véhicule agricole que conduit Bruno Paquette. Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine Aujourd’hui, c’est quasiment une journée d’automne! Mais que voulez-vous, c’est l’agriculture, c’est la vie. L'ensemencement des autres champs devra être remis à plus tard en raison de l’eau au sol et de la température. Les équipes resteront à la maison, mardi, une situation déplorable pour les 14 Guatémaltèques qui ont pris l'avion pour gagner des sous à la ferme. « Il fait froid ! », ont lancé, en riant, des travailleurs du Guatemala lors de notre passage, lundi. Bruno Paquette les dirigeait. Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine En temps normal, 10 acres par semaine sont ensemencés. La tâche est accomplie progressivement, pour ne pas mettre de la pression sur les équipes qui s’occupent du désherbage fait à la main, puisque l'exploitation est biologique. Des asperges sont prêtes à la vente. Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine Résultat : les consommateurs devront faire preuve de patience. Des légumes, comme des betteraves, des carottes, des pois et des haricots, arriveront plus tard sur les étals des marchés publics, selon Jacques Blain. L'entreprise devra redoubler d’efforts dès le retour du soleil. Dans les champs en face, au sol, c’était comme une rivière qui coulait. On a eu très peur des dommages
, confie-t-il.
Il pourrait y avoir une croûte à cause de la pluie de battance, on va voir si les graines vont avoir assez d’énergie pour percer cette croûte-là.
Du retard

La semaine passée, des bacs comme on en a là, on pouvait en ramasser 150, 180 par jour, indique l’employé Bruno Paquette en pointant les paniers. Aujourd’hui, on est à la moitié du champ et on en a 10 ou 11 ramassés. Quand il fait froid, les asperges se couvrent et restent dans le sol.

Si nous ne travaillons pas, c’est difficile. Nous avons besoin de travailler pour avoir des revenus
, indique, en espagnol, Robin Misael, l’un des travailleurs temporaires.
Ça va être des grosses semaines
, laisse-t-il tomber.
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